TOBBY JONES vs GRUMBLER JULOS
"maxi"/popcorn & limonade


LP vinyl 8 tracks - 36' 22'' - harp2 - 2000

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Reviews of TOBBY JONES vs GRUMBLER JULOS - Maxi / Popcorn et Limonade

OCTOPUS (n°12, été 00)
Récemment apparu, le jeune label lyonnais Le Cri de la Harpe propose, après le premier maxi CD de Oldine (émule de la scène « math-rock » versant ambient/drones), le premier LP des deux frères lillois Tobby Jones vs Grumbler Julos... Bien qu’ils officient dans la même branche que leurs collègues d’écurie, les influences sont plus variées : quelque part entre le groove de Him, les soundscapes de Bowery Electric et les ballades rachitiques de la scène de Chicago, les deux frères avancent des arguments de taille en dépeignant un paysage à l’orée d’un salutaire dégel.

FEARDROP (n°8 – printemps 2001)
Les rencontres de plus en plus fréquentes entre les influences electronica et post rock donnent lieu à différents dosages, à la réaction plus ou moins heureuse. Les frères Harpagès (alias Tobby Jones et Grumbler Julos) sont en constante manipulation. Ils maintiennent parfois le mélange dans un niveau d’équilibre confortable, celui également adopté par Tank, suivant le modèle de la fuite lisse de Can et de quelques autres séducteurs sombres. D’autres fois, l’un des éléments l’emporte, très fortement, et l’on passe de plages de guitares allongées et brouillées à l’exploration rotative d’harmoniques enrouées. Car, riches et référencés, ce mini-album vinyl ouvre une multitude de portes aux deux frères déjà dessinés par Soviet France, Labradford ou Troum ; il leur faudra poursuivre ce jeu de balances et, pourquoi pas, avec un peu d chance, savoir inventer de nouveaux réactifs. (Denis Boyer)

PRESTO ! (n°38, mai 00)
Tobby Jones vs Grumbler Julos c’est l’histoire de deux frangins qui après avoir gravités dans plusieurs formations de pop et de rock décident de revenir à une entité plus intime : eux deux. De ce projet naît une série d’enregistrements « compilés » sur un vinyl édité par le label lyonnais Le Cri de la Harpe. A l’écoute et à la bio, on pourrait croire à un énième groupe de post-rock qui après un parcours punk, l’écoute de Slint, la découverte de la scène de Chicago (Jim O’Rourke et Cie), et quelques francs-tireurs britaniques (de My Bloody Valentine à Third Eye Foundation) se voit lui aussi touché par le démon de l’expérimentation. On pourrait s’arrêter là et bailler « un de plus un de trop ». Pourtant, ce disque mérite bien plus qu’un simple détour auditif. Car chez Tobby Jones vs Grumbler Julos, on est finalement bien plus proche de la démarche artistique du label parisien Rectangle que d’une quelconque fin de race du rock progressif. Absence de voix, guitares, nappes électroniques, Strates de textures sonores sont les ingrédients de base à une musique pouvant rallier les amateurs de Brian Eno, Robert Fripp, Marc Ducret Noël Akchoté, Black Dog et toute une tripotée d’empêcheurs de laisser les disques tourner en rond. On appréciera donc la volonté de décloisonner les genres (rock, impro, électronique) pour aboutir à un projet construit, ultra personnel, parfois à la limite de l’autisme (cf les deux derniers titres), sorte de bande son idéale aux réalisation des frères Quay. Tout le contraire d’une fusion donc, plutôt un point de contact entre plusieurs univers musicaux, un instant gravé sur le vinyl, deux faces distinctes, de multiples facettes. Un diamant noir éphémère ? (Bertrand Lanciaux)

18, JARDINS (n°4, juillet 00)
Pour TJ vs GJ le ton est lui aussi ambient mais les rythmiques plus présentes et les influences à chercher du côté de la Grande-Bretagne. Expérimentations spatiales de bon goût, basse répétitive, guitares planantes, bidouilles, pas de machines, on pense à Flying Saucer Attack ou même Sonic Boom, surtout la deuxième face où Grumbler Julos en solo improvise sur un quart d’heure un morceau linéaire évoluant en eaux troubles. Des artistes et un label prometteur à suivre avec intérêt. (hug)

@GAME (n°12, hiver 00)
Le Cri de la Harpe, tout jeune label lyonnais propose, peu de temps après le Ep d’Oldine, une nouvelle réalisation, cette fois-ci de deux frères réunis sous l’appellation Tobby Jones vs Grumbler Julos. Sorti uniquement en vinyl, ce 8 titres « Maxi / Popcorn et Limonade » là aussi nous projette tel l’homme-oiseau de Folon dans les airs, traversant du même coup des paysages sonores à n’en plus finir, comme à perte de vue, sans la moindre austèrité, la face B s’articule autour d’une instrumentation plus minimale encore, où une guitare et une basse répétitives se mélangent peu à peu des sonorités décalés et taciturnes. (C Caucat)

GATO NEGRO (n°9, été 00)
Après le groupe Oldine, le label Le Cri de la Harpe remet les couverts avec cet album de 8 titres qui est une rencontreentre les frères Harpagès, alias Tobby Jones et Grumbler Julos de Lille. Ce label s’est spécialisé dans les musiques novatrices telles que l’ambiant ou le post-rock, par contre ici nous pouvons entendre un mix des 2 courants avec des guitares répétitives, des riffs de basses intenses et des délires ou morceaux improvisés de Grumbler Julos. Il faut savoir que cet album n’est paru à la vente qu’en vinyl, et que la face B contient les 2 titres de Julos. D’après la bio le tout a été enregistré sur 4 pistes K7 sans « machines », à l’écoute le résultat est surprenant et c’est clair que l’on décolle avec douceur à condition de mettre à fond votre sono... (Hilda)

MEKKO (printemps 00)
Le disque de Tobby Jones vs Grumbler Julos (deux frères lillois) qui vient de paraître confirme déjà les intentions du label Le Cri de la Harpe dont c’est la seconde sortie (succédant au CD du groupe Oldine). Voici en effet de quoi ravir les amateurs de ce qu’on appelle « drone rock ». Les deux protagonistes du projet apparaissent ensemble sur la première face du disque pour 6 titres de durée plutôt réduite. L’ensemble apparaît très fluide tant au niveau des rythmes à la fois souples et mécaniques et les nappes aquatiques abstraites de guitare et les légères mélodies de basse. Parfois la musique dessinera une mer de vagues ou les soubresauts d’une eau dans laquelle on viendrait de jeter une balle de plastique. Le contenu de la deuxième face est assuré par Grumbler Julos solo en improvisation pour deux plages toutes en ampleur tant à travers la durée qu’à travers leur élaboration structurelle. On pense ici à Flying Saucer Attack, The Azusa Plane ou Windy & Carl. C’est avec une plage de plus d’un quart d’heure dans la lignée des groupes cités que se conclue le disque. Succédant le « drone rock », on pourrait par taxinomie maniaque affubler de « drone beat » ces groupes récemment apparus qui mêlent plus ou moins intelligemment drones et rythmes électroniques. Bowery Electric, pour n’en citer qu’un, sont passé d’un rock inspiré par La Monte Young à un grouve lacunaire teinté de hip hop et de minimalisme, mêlant drone et electronicat. Tobby Jones vs Grumbler Julos prouvent avec ce maxi, leur habileté à droner à la manière de leurs collègues néo-zélandais ou américains sur des rythmiques franches et limpides. (J Lefevre)


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