HARPAGES
angle d'attaque super coupant


cd 6 tracks - 37' 32'' - harp7 - 2003

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Reviews of HARPAGES - angle d'attaque super coupant

Phosphor Magazine (n°114 juin 2004)
The Harpagès Brothers present minimal ambient improvisations involving resonating guitars and bass, interrupted by guitar interludes. In 2000 they released their first album in the label le Cri de la Harpe being Tobby Jones vs. Grumbler Julos: Maxi/popcorn et limonade. Alongside this duet, Julien Harpagès plays in the collective band called Comme elle vient (As she comes) performing cine-concert events, recomposing and playing the soundtrack of old silent movies. An opening of found sound recordings of what sounds like children playing with shopping trolleys leads into a two note based guitar loop. Eventually after being hypnotised by this loop, gentle fast high sounds break in on top filling out the sound space. The bass is the next to join and one gets the feeling that this could be panned out for a very long time in a similar style as La Monte Young might develop his extended pieces. Unfortunately the material does not progress to an extended length piece but I thought it was the perfect material with which to develop this minimal movement into a full length CD. Just an idea! Aside from that digression, I guess what I‚m trying to say is that the music is very hypnotic and as a listener one drifts off to another world during the development of the music. The first track drifts into the quiet opening of the second, progressing its tiny minimal sounds into a dark almost lightly distorted loop ending abruptly before moving on to something new. More loop-based tracks mixing guitar with simple electronic beats again sometimes leave me wondering about the length of the piece. Instead of the piece developing and building upon itself it often just ends. The longer tracks on the CD therefore work a lot better in my opinion. Track 04 for example is an excellent trip through different minimal landscapes with a striking and unexpected guitar loop fading in about a third of the way through like sunshine appearing out from behind a cloud. Small noises and distortions build up around this melody until it fades out again for the latter third of the piece which quietly introduces a darker element of something like a bell toll. This rings out the end of this track with distorted glitches in the background. Delayed guitar loops and electronic soundscapes finish off this album with a minimal splendour and overall calmness. (JR)

AUTRES DIRECTIONS (webzine – janvier 04)
Des enfants jouent dans la rue, des gens parlent, on s'active dans un coin, des voiture passent, et là, insidieusement, des notes fluctuantes de guitares, bouclées, s'élèvent. Bientôt rejointes par de multiples effets électroniques fabriqués au sampler. Ruban se déroule, entrée en matière mystérieuse, et l'on se laisse aussitôt flotter sur cette musique subliminale vers les contrées inconnues. Anciennement, la musique de Julien et Antoine Harpagès, signée Tobby Jones vs. Grumbler Julos, avait donné lieu à une rencontre live fracassante. A l'époque, elle était plus sombre, faisant plus souvent appel à des drones, évoquant l'orage d'un Third Eye Foundation, rappelant un autre duo, Stars Of The Lid. Après la pluie, l'éclaircie. Angle D'Attaque Super Coupant est constitué de titres plus lumineux dépeignant des paysages ésotériques : Brian Eno, Steve Reich, Colin Newman et notamment son projet Immersion (avec sa compagne Malka Spiegel), Durutti Column, Labradford, Bowery Electric sont ici les influences tutélaires. Les boucles de basse et guitare, résonantes, comme en apesanteur, s'expriment sur des textures électroniques minimales, construisant lentement des architectures sonores claires, fébriles et évanescentes. Qui peuplent le volume vide d'une pièce avec grâce et volupté. (Stéphane)

Magic! (n°78 mars 2004)
Envoûtant. Ca commence comme une journée de rhume, par des bruits de cour d'école dans le lointain. Et puis, on plonge un peu plus en avant dans une nappe sans début ni fin, voluptueuse et enveloppante. Harpagès déploie une fascinante musique tonale, porteuse d'un mystère opaque, sous-tendue à fleur d'accord par l'un ou l'autre motif minmaliste, épuré et souvent binaire : pulsation maniaque d'une basse, oscillation d'une guitare doucement autiste... Cette dimension répétitive, au milieu d'un univers dense de vibrations, de nappes harmonieuses, hypnotise peu à peu comme un mantra. On doit cette expérience aux deux frères Julien et Antoine Harpagès, qui, après un premier disque sous le nom de Tobby Jones vs Grumbler Julos, sortent, à nouveau sur Le Cri De La Harpe, Angle D'Attaque Super Coupant, un second album envoûtant, à mi-chemin entre un post-rock sublimé et le minimalisme américain.

CODA (n°53 février 2004)
Ni rythmiques acérées, ni textures abrasives, en dépit de ce que suggère le titre de cet album, mais essentiellement des guirlandes mélodiques qui s'étiolent délicatement. Plus convaincant sur une longue distance ("Ruban", "Spirale", "capsule"), toute la magie de ces improvisations repose sur un "je-ne-sais-quoi", un "presque-rien", pour paraphraser Jankélévitch. C'est-à-dire, juste quelques notes mises en boucles, un subtil mélange électro-acoustique qui crée une ambiance délétère au gré de mélodies insidieuses. LD

Facteur 4 (webzine 2004)
C’est avec confiance que l’on aborde un disque estampillé "Le Cri de la Harpe" : l’air du temps n’étant pas la tasse de thé du label qui creuse avec opiniâtreté, depuis quelques années, le sillon d’une musique scrupuleuse et envoûtante, Harpagès bénéficie, à son arrivée sur notre platine, d’un terrain a priori favorable. Mais encore faut-il jauger et juger du contenu, non pas de l’étiquette, afin d’être sûr de tenir là un disque qui vaut la peine…
Six morceaux : enregistrement d’ambiance traversée de voix enfantines indistinctes et long crépitement cristallin, faussement uniforme, strié de scories diverses, qui vient s’agripper à un drone rigide, pour Ruban ; nappe distordue évoluant lentement pour Septum, cédant brutalement la place à la guitare claire de Néon, ses deux accords lancinants bousculés par un charley crachotant et une bassdrum arythmique ; drone ténébreux, escorté de filaments fantomatiques, sur lequel viennent s’accrocher trois notes de guitare légères comme le vent (le souvenir flou d’un morceau de Mogwaï nous assaille…) suivies de craquements numériques ténus pour Spirale, longue pièce de presque 12 minutes ; Séquence, ensuite, avec son arpège en forme de mantra découvrant la sourde présence d’un frisson polaire ; enfin Capsule : échos du nylon électrifié, encore, pour un final où la beauté répétitive et hypnotique le dispute sereinement au drone discret et grave qui l’accompagne vers la fin. Un ensemble dense de pièces monolithiques, éloges sonores d’une certaine conception du Zen, recelant en proportions égales ombres et lumières, lesquelles jouent à se confondre pour faire naître quelques uns de ces instants magiques que l’auditeur patient sait apprécier.
Antoine et Julien, les frangins Harpagès, pratiquent une musique du détail suspendu, quasi ascétique mais sans être "frigide" : la sobriété de la forme et l’ambiance assez sombre émanant du tout procurent à l’écoute un sentiment de proximité du mystère. Ce dernier est si rare, en nos jours modernes de transparence, qu’il serait dommage de se priver. (sg)

Songs Of Praise (radio 15 décembre 2003)
Semi-improvisations des frères Harpagès, entre Sonic Boom et Durutti Column.

A Découvrir Absolument (webzine janvier 2004)
Harpages est ce qui pouvait nous arriver de mieux avec l'arrivée des premières neiges, du froid qui l'accompagne et des espaces maculés de blanc ne laissant plus rien entrevoir, tout juste le bout des fleurs courageuses percer ce manteau fragile et glissant. Haparges lui ne nous donnera aucun signe (ruban) le long d'une longue boucle narrative. On aura le droit à des plages de repos (septum / spirale) entre deux mondes, entre deux états, en attendant que l'autre finisse par se manifester, même sans un mot, sous forme d'interférences entre deux fréquences. Comme si radiohead avait perdu les chemins des nerfs et les sons. Une épopée sans être héroïque. Harpages arpentera alors les grands espaces (néon) à faible allure comme pour ne rien changer, se laissant porter par l'atmosphère entre pluies fines (séquence) et bonifiantes et soleil couchant. Puis, il laissera la parole à une guitare qui se fait timide mais aventureuse (capsule), s'avançant en faisant des boucles, comme les plus belles à entendre. Doucement et insidieusement le disque se mêlera à notre quotidien, se faisant alors même fi des saisons.


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