CHRISTOPHE BAILLEAU
cosmet nihil


cd 9 tracks - 39' 43'' - harp8 - 2004

shipping to france
shipping to other countries

more info : http://www.myspace.com/christophebailleau


Reviews of CHRISTOPHE BAILLEAU - cosmet nihil

Wire (n° 245 july 2004)
Released simultaneously with mini-album Madame Colère on the Luxembourg label SoundzFromNowhere, Christophe Bailleau's first album to appear under his own name is one of subtle fragmentation and busy dissimulation. A French musician residing in Brussels, where he runs his own Flexible imprint, his previous projects have included La Chiesa and Glyth. He uses a laptop to transform the sound of his guitar, savagely shredding and rebuilding the sustain, as on "Orage" and "Petit Obnibule", or building it into the lush rippling waves of "Iga Biva". However, Bailleau is also not afraid, as the plaintive strumming of "Amulette", occasionally to leave the guitar untreated. (Ken Hollings)

Phosphor Magazine (n°114 juin 2004)
Christophe Bailleau was born in France and for fifteen year has been based in Brussels. His work on Cosmic nihil focuses on mixing acoustic sources with concrete, domestic sounds. After years of playing in various bands he now performs solo under his own name and accompanies his performances with his non-narrative movies. Scratchy meandering introduce this CD as a muffled beat fades in from behind. A chaotic unravelling ensues with disjointed sound worlds mixing together in the same sound space. The main core of sound is quite high pitched with little bass material. There is a largely sweet, dreamlike quality to the CD. It is a mixture of high fast ramblings somehow coalescing into a coherent piece of music with subtle loops and melodies being created out off these conflicting lines. So you get the effect of lots happening at one time and melodies hiding within the mass. There is a large sense of space in some of the tracks that are not as hectic and chaotic such as track 03. There is a feeling of isolation in this track as if only a few objects are left in a barren landscape. Throughout the CD a lot of different ideas and sound sources are introduced and one gets a feeling that a massive accumulation of ideas and experimentation went into the creation of each track. After an interlude lasting 35 seconds the CD changes in style and a guitar line dominates the picture. This line gets broken down and effected during the duration of the piece. Different cuttings and processes expand the guitar line into different shapes and cuttings. A bizarre surreal feeling envelopes the tracks on this album and leaves one in another quiet, isolated dimension with occasional sensitive shivers adding tension to the calm. (JR)

(K-RAA-K)3 (mars 2004)
With the snow came the new Christophe Bailleau album, "Cosmet Nihil". It was released by the French label "Le Cri De La Harpe", that's brought us wonderful records by such bands as Oldine in the past. With "Cosmet Nihil", this French bloke, who lives in Brussels, brings you a fine mixture of guitar, vocals, percussion and a melting pot of abstract sounds, though never without purpose. This results in something which could be compared to with music by Microstoria or Jim O'Rourke. We advise Bailleau fans to watch out, for in the future he's planned to work with the Brussels' Amute, and Bailleau will be recording together with Robert Hampson of Main. ( 'Nuff said, )

Indiepoprock.net (webzine 2004)
"Cosmet Nihil" a beau être le premier album que Christophe Bailleau réalise sous son véritable nom, il n'en est pas moins un musicien chevronné. A l'origine membre de formations rock, Christophe se tourne vers les musiques éléctroniques dès le milieu des années 90 avec ses projets La Chiesa et Glyth.
Le début de cette année 2004 aura vu la sortie des deux premiers disques de Christophe sous son propre nom : le "Cosmet Nihil" dont il est ici question, et le "Madame Colère" sorti chez les luxembourgeois de SoundzFromNowhere.
Mélangeant guitares traitées, sonorités electroniques et éléments "concrets", Christophe Bailleau diffuse une musique à la fois poêtique et rude, mélodique et destructurée. Il y transfigure les guitares, les fondant dans une musique ambiant aux mélodies frémissantes qui semble avoir bien peu de limites. Si "Pédicure" nous fait don d'une mélodie "en tant que telle", il n'en va pas de même pour la majorité des morceaux composant cet album, ou l'univers sonore quelque peu chaotique du compositeur se voit dévoilé au fur et à mesure. "Petit obnibule" nous fait découvrir un paysage des plus inquiétants, servi par une production d'orfèvre; on se laisse volontiers porter par les nuées sonores de "Let's doubt, duck" et ses bruitages etrangement familiers.
"Cosmet Nihil" est un disque qui ne s'apprivoise pas mais se contemple, un disque dans lequel on entre tout entier en acceptant les règles qu'il établit. Peu d'artistes peuvent se targuer d'avoir un son comme Christophe bailleau peut le faire. (jul)

Tansculture (webzine décembre 2003)
Lors du Festival des arts électroniques Netd@ys Wallonie-Bruxelles (17-30 novembre 2003), Christophe Bailleau, musicien-aventurier électronique d'origine française basé à Bruxelles, s'est produit, le 22 novembre, au Petit Théâtre Mercelis (Ixelles) au même programme électro-audio-vidéo (chaque participant présentant également un travail visuel et une bande son faite sur mesure) que la jeune révélation bruxelloise aMute (dont le premier album est attendu prochainement sur l'excellent label québècois Inter-Version) et que l'allemand Sebastian Meissner alias Random Inc (Mille Plateaux/Ritornell). Une occasion de découvrir son nouveau répertoire aux ambiances suggestives, cinématiques, intimes, délicates et prenantes que l'on peut retrouver aujourd'hui, avec bonheur, sur deux CDs de qualité. Après un mini album intitulé Madame Colère, chez Soundzfromnowhere (jeune maison de disques luxembourgeoise très active dans le Grand Duché), Le cri de la harpe, label indépendant parisien, vient de sortir Cosmet nihil qui prolonge ces explorations de retraitement électronique de la guitare...A noter que le visuel naturaliste fait, hormis la musique, le trait d'union entre ces deux disques dont se dégage une certaine sérénité. (Philippe Franck)

Le Bonheur (webzine 2004)
My hears are screaming without any reason, maybe it's just because I already hear the comments coming from people saying that I am not objective with Christophe's works because I am his friend... Well I don't lie, this album kills and already signed to be in the top 2004 of Le Bonheur. This intropspective ballads in the mind of Christophe is a flashy and yet accessible work where sonic landscapes evolve around a creepy and darky spirit. Somewhere between O'Rourke and Fennesz, but also between Davide Ballula and Active Supension's artists. The power of this album is undeniable as its production is simply amazingly well done. (JD)

RIF RAF (février 2004)
Que ce soit sur son EP "Madame Colère" ou sur son album "Cosmet Nihil", qui paraissent simultanément sur deux labels différents, Christophe Bailleau treavaille une série limitée de sons et d’effets pour aboutir à des plages qui, tout en évitant largement le concept de mélodie, vont et viennent dans la mémoire comme les déclinaisons inlassables du même dispositif. Le son est digital, granuleux et vaporeux, il prend de l’ampleur et puis s’estompe sans entraves. Une guitare, s’y mêle, le génère ou y dégénère. Très tenu, sec, "Madame Colère" expose son propos sans fard, sans emballage ni artifice. Le son et les procédés valent pour eux-mêmes, cesont eux et rien d’autre qu’il faut apprécier. Bien que très semblable par son matériaux sonore de base, l’album "Cosmet Nihil" est cependant moins austère. En faisant prendre appui ses morceaux sur une sorte d’écho digital, il leur donne une assise sur laquelle l’oreille peut se reposer en confiance. "Let’s doubt" expose l’album dans un calme presque ambient, avant qu’"Orage" n’illustre littéralement son titre, les sons prenant de la force ou claquant au mauvais vent. Christophe Bailleau n’en est pas à ses débuts en musique électronique. Lors de la première vague intelligent techno, représentée par The Orb ou les premières productions Warp, il a publié quelques album sous le nom de Glyth. Son oeuvre actuelle porte l’influence du travaille récent et novateur de l’autrichien Christian Fennesz, défricheur de sentiments nostalgiques dans la jungle digitale. Bailleau est cependant moins tellurique. Sa musique minutieuse ne dévoile sa profondeur qu’aux oreilles attentives, qui reçoivent alors un nouveau mystère à percer. Quelle est l’origine de cette musique, et quel est son but ? Elle existe, c’est indéniable, et elle le mérite, sans se conformer aux schémas habituels de la musique électronique ni exposer clairement celui qu’elle lui substitue. Peut-être la clé de ses "Patafuzzi" ou "Pédidure", fascinantes guirlandes de sons suspendus, se trouve-t-elle du côté de la musique classique contemporaine acousmatique, où les caractéristiques propres du son sont primordiales. Cette musique sans rythmique, sans refrain ni couplets, sans mélodies presque, semble en tout cas écrire sa propre histoire dans sa propre langue. (jgm)

autresdirections (webzine 2004)
D'origine française, Christophe Bailleau s'est expatrié il y a bien longtemps sur Bruxelles où il y cultive son art fusionnant bruits divers et guitares traitées à la laptop, et où il dirige son Flexible label. Sorti plus ou moins conjointement au mini album Madame Colère (chez SoundzFromNowhere), après sa découverte via une compilation (k-raa-k)3, Cosmet Nihil est le premier album "long" de Bailleau. En couverture, un bel l'arbre cache la vue d'un cimetière. La musique de Bailleau évoque cette même idée : sous ces quelques guitares pixellisées, sous ces rythmes plus ou moins apparents et ces bruits domestiques, pointe une certaine inquiétude, l'appréhension d'une sorte d'indétermination. D'une introduction aisée (les motifs répétitifs de Let's Doubt, Duck), à des inconstances numériques et pourtant animales (des sortes de hurlements jalonnent Vernicule) ou aux formes harmonieuses et ambiantes de Iga Biva, Bailleau multiplie les pistes de cette album à tiroirs, et promet de belles choses pour ses collaborations futures avec aMute ou Main comme pour le projet de compilation de bruit de bouches qu'il a monté. (SC)

Surreal sound (webzine 2004)
Cela faisait plusieurs mois (années) qu'on attendait un album de Christophe Bailleau. Un album fut annoncé sur Kraak3 il y a plus d'un an, mais en fin de compte ce sont les parisiens du Cri De La Harpe qui l'ont fait (sortie simultanée d'un second album sur Soundzofnowhere).
Ici, rien à voir avec son passé dark ambient, Cosmet Nihil est un album à mi-chemin entre les drones minimalistes Raster Noton, les bidouillages mélodieux de Fennesz et le click&cuts symphonique de certaines productions Orthlorng Musork (voir la série Full Swing). La majorité des sons sont générés à partir d'une guitare, fortement retravaillée rendant pour la plupart des morceaux l'origine difficilement reconnaissable. Pendant les huit tracks, Christophe Bailleau nous fait voyager dans des paysages chauds et envoûtants. La tension est suffisamment maintenue pour capter l'auditeur le long du CD.
Mais il serait mal penser que ce cd soit linéaire, loin de là ! On peut même y retrouver deux ébauches de composition pop qui laissent peut-être présager de futures productions plus accessibles…

Liability (webzine 2004)
En matière d’expériences soniques il est souvent assez difficile de faire le tri entre le n’importe quoi et l’intéressant. En effet certains artistes poussent leurs expérimentations tellement loin dans des contrées si difficiles d’accès qu’il faut être bien barré (lire : ‘‘comme eux’’) ou être journaliste depuis minimum 5 ans à The Wire pour y trouver une quelconque vision ou innovation sonore. Après avoir touché à peu près toutes les musiques dites accessibles (rock, pop, electro ..), Christophe Bailleau, français résidant en Belgique, s’est lancé dans ses expériences domestiques. C'est-à-dire qu’il traite des sources classiques (guitares, voix, percus) avec des bruits d’objets de tous les jours. Quand votre studio est un peu votre maison (et vice versa) et qu’on applique l’idée chère à Brian Wilson comme quoi tout peut servir pour faire du son dans un studio, il faut s’attendre à tout. Idée déjà explorée par des furieux soniques comme Jim O’Rourke, il reste ensuite à pouvoir faire ressortir quelque chose de tout ça afin de ne pas tomber dans le n’importe quoi justement. Pari réussi. Les seuls mots de l’auteur (?) présents dans le livret sont ‘‘Là où il ne se passe plus jamais rien, j’aimerais qu’il se passe quelque chose à nouveau’’. Et les textures froides de cette musique concrète arrivent à nous plonger dans un univers à la fois irréel et personnel. Comme si tous ces sons sortaient en définitive de nous-mêmes, que notre nombril était une prise jack dans laquelle brancher son casque. Dérangeant et captivant. (Jean-Marc)

Vital Weekly Staalplaat (n°452, 2004)
With a different sound and lesser length, but also in a great cover-design on the same label comes the album 'Cosmet nihil' by Christophe Bailleau of whom I haven't heard before. This is quite interesting, on a more fragile side of experimenting. The info says that Christophe, born in France and lives in Brussels, also makes poetic, bizarre short movies, as well as sound installations and sculptures. He has a track on a compilation from the Belgian label Kraak-3 and have released music on other lesser known labels too. It also says, and I agree, that Christophe Bailleau makes music in the tradition of people like Microstoria or Jim O'Rourke. In the best of their tradition, I'd add. Being their fan quite a lot I like this too. Acoustics (guitar, voices, percussions) presented through digital means, that kind of sensibility. Improvising with gentler sounds, less harshness more adventure. This is also not pretentious at all. It's equally interesting in the longer and in the shorter tracks. Great music. (BR)


NEWS - RELEASES - CONTACT - LINKS